Chaire des Francophonies, deuxième conférence

L’autrice et artiste martiniquaise Nicole Cage participe depuis plusieurs décennies aux débats littéraires et culturels de l'espace caribéen francophone. Sa formation pluridisciplinaire – études hispaniques, histoire, journalisme, psychothérapie intégrative – nourrit une œuvre qui couvre plusieurs genres : poésie, roman, théâtre, nouvelle, conte, essai. Elle a récemment publié chez Edern Éditions Du déracinement à l'irrésilience : Au nom de Manè, un recueil de textes explorant les conséquences historiques de l'esclavage et du colonialisme sur l'identité antillaise. Son travail a déjà été salué par de nombreux prix internationaux et sa pratique multilingue – français, créole martiniquais, espagnol – la fait dialoguer avec les Caraïbes hispanophones, avec l'Afrique et son héritage ancestral, et avec l'Europe francophone. Nicole Cage développe aussi une pratique de l'écriture liée à l'engagement social. Elle anime depuis de nombreuses années des ateliers d'écriture-thérapie auprès de publics divers : usagers de structures de santé mentale, femmes victimes de violences, jeunes en insertion sociale.
En l’invitant à la Chaire des francophonies, PEN Belgique francophone et l’UMons offrent à leur public l'opportunité de rencontrer une écrivaine qui interroge les enjeux contemporains de la Francophonie caribéenne. Son œuvre explore des questions qui résonnent au-delà des Caraïbes : comment écrire après l'esclavage et la colonisation ? Comment construire une identité postcoloniale ? Quel rôle la littérature peut-elle jouer dans le travail de mémoire et de réparation ? Sa conférence permettra d'aborder la manière dont le multilinguisme enrichit la création littéraire, dont l'engagement social s'articule avec la pratique artistique, et comment la littérature peut contribuer à la transformation des rapports de pouvoir et de domination.

